THE HAPPY HUNTING GROUNDS

Le blog d'un certain Loran Vesk,perdu entre le XXème et le XXIème siècle et de son univers musical. Un domaine insolite qui a la particuliarité d'être à la fois étrange et accessible. Un lieu paisible et luxuriant d'où s'échappent des mélodies sensibles venues d'ailleurs et fleurant bon le psychédélisme.

Mais qui est cette créature fabuleuse qui hante ces lieux?

Né, il y plus d'une quarantaine de révolutions solaires, je suis un mammifère terrestre (de 90kg pour 1,97m) doté de la capacité de raisonnement et des fonctions psychiques confuses que l'on nomme communément "âme" ; dressé sur mes deux membres inférieurs qui constituent la base de mon corps en proportion environ de la moitié, prolongés en haut par le tronc, le cou puis la tête; disposant de deux membres supérieurs se terminant chacun par une main, ce qui me permet de saisir, caresser, manipuler, taper sur un clavier, jouer de la guitare etc..; disposant d'organes sexuels mâles (qui sont à l'origine de légendes bavaroises); à la couleur de peau empruntant les échelles du beige ou du rosé, pouvant être recouvert de poils par endroits, de forme allant du frisé au lisse et dont la couleur est de teinte marron claire voire blanche par endroit; aux yeux aux teintes relevant du bleu, du vert et du noisette.

Depuis 2005, le nombre de promeneurs s'élévent à:

Bien que je sois un anglophile inconditionnel, je n'ai jamais trop aimé les groupes anglais des 90's...Cette tranche d'espace-temps de la musique de la perfide Albion ne m'a pas vraiment intéressée...sans vraiment savoir pourquoi...trop arty, trop pop...Je ne sais pas...Je dois tout de même confesser qu'à cette  période, certaines choses ont bougé à l'extrême périphérie de mon champs de vision et ont attiré mon attention discrète par d'autres univers de nouveau vers le berceau de la musique de bon gout...Citons en vrac, Oasis (pour leur sens de la mélodie et leur coté bad boys), the Verve (pour leurs ballades et le fameux Bittersweet Symphony, paru sur Urban Hymns en 1997, qui est basé, rappelons le, sur un extrait d’une version symphonique du titre The Last Time des Rolling Stones), Massive Attack ( pour avoir enfanter le mouvement trip hop et leurs ambiances techno-occultes), Portishead (pour leur joie de vivre...non je déconne!!! Pour avoir su traduire, à la perfection sur un plan musical, les atmosphères brumeuses et mélancoliques du Somerset).
Cependant, je ne peux pas nier l'existence d'un monolithe de taille dans cette étendue quasi-désertique que constitue le paysage sonore des 90's anglaises...Ce mégalithe se trouve être Radiohead....Je dois avouer que j'ai bien failli passer à coté...tant le groupe et leurs premières compositions n'offraient, à mon humble avis, pas plus de charme qu'une moule en période d'ovulation...Cependant, en juin 1997, les cieux s'entrevirent pour laisser apparaitre "OK COMPUTER", véritable ovni pour l'époque...Un album expérimental, pop et ambient, marqué par une utilisation massive de l'ordinateur lors du processus de création (la piste numéro 7, par exemple, Fitter Happier, est entièrement chantée par une voix artificielle, créée par le logiciel MacinTalk Pro spoken text sur un Power Macintosh d'Apple.) tout en conservant une base rock nerveuse, parfois violente, souvent sombre et toujours mélodique...

Radiohead - OK Computer (1997)

Image Hosted by ImageShack.us

1. "Airbag" – 4:44
2. "Paranoid Android" – 6:23
3. "Subterranean Homesick Alien" – 4:27
4. "Exit Music (For a Film)" – 4:24
5. "Let Down" – 4:59
6. "Karma Police" – 4:22
7. "Fitter Happier" – 1:57
8. "Electioneering" – 3:51
9. "Climbing Up the Walls" – 4:45
10. "No Surprises" – 3:49
11. "Lucky" – 4:20
12. "The Tourist" – 5:25

Mon titre préféré de l'album...





On pense peut être a tort que Thom Yorke est Radiohead....Il est vrai qu'on retrouve tous les ingrédients dans son excellent album solo paru en 2006... De nombreuses critiques de l'époque parlent d'un nouveau disque de Radiohead sans les frères Greenwood...

Thom Yorke : The eraser (2006)   

password: musicstoretr.blogspot.com

 
1. The Eraser
2. Analyse
3. The Clock
4. Black Swan
5. Skip Divided
6. Atoms For Peace
7. And It Rained All Night
8. Harrowdown Hill
9. Cymbal Rush


Cependant, il me semblerait que Jonny Greenwood occupe une place importante voire primordiale dans ce combo oxfordien...Il suffit d'écouter Bodysong, le premier album solo du guitariste multi-instrumentaliste bardé de diplomes de musicologie...Il s'agit de la B.O.F d'un documentaire relatif aux differents stages de la vie humaine. On oscille entre musique classique contemporaine, electro et ambient...Un album de toute beauté que j'ai découvert pour ma part à Amsterdam par une chaude nuit de mai dernier avec en particulier ce titre qui ouvre l'album.


 

Jonny Greenwood - Bodysong (2003).






 





1. Moon Trills
2. Moon Mall
3. Trench
4. Iron Swallow
5. Clockwork Tin Soldiers
6. Convergence
7. Nudnik Headache
8. Peartree
9. Splitter
10. Bode Radio/Glass Light/Broken Hearts
11. 24 Hour Charleston
12. Milky Drops From Heaven
13. Tehellet



A noter que son frère Colin est crédité sur l'album en tant que bassiste et programmateur.


Deux ans plus tard, le talentueux guitariste compose une pièce pour orchestre à cordes pour la trés noble et trés respectueuse BBC. La chose est enregistrée à l'église St Paul de New-York.

À noter aussi, pour 2005, son apparition dans le film Harry Potter et la Coupe de Feu dans le rôle sur mesure du chanteur-guitariste du bal de Noël à Poudlard.
En 2007, Jonny Greenwood se charge de la B.O.F de There will be Blood en confirmant son attirance pour le classique. Il s'agit d'une œuvre sombre et hallucinée.Cependant, elle démontre le véritable talent de cet artiste complet qui se cache derrière cet image de guitariste "shoegazer" 




Pour les fanas de matos, je conseille la page suivante qui détaille tout le matériel utilisé par Jonny...Un vrai régal!!!

Steve Kilbey (le chanteur et bassiste de The Church) et Martin Kennedy (la tête pensante du collectif Down-tempo/Ambient/Indie pop australien All India Radio) viennent de sortir Unseen music and unheard words après trois ans de gestation. 12 chansons aux charmes atmosphérisques qui oscillent nonchalamment entre rêves éveillés et plongées en domaine orinique profond bercées par la voix chaude et mystérieuse de Mr Kilbey...<a href="http://stevekilbeymartinkennedypresent.bandcamp.com/album/unseen-music-unheard-words">Maybe Soon by Steve Kilbey & Martin Kennedy Present</a>
Un unique concert fut donné le 10 septembre dernier à "the toff" à Melbourne avec la participation exceptionelle de Graham Lee à la pedal steel...Tout de suite, un bref aperçu des coulisses de cet événement...

Et, comme un bonheur ne vient jamais seul, maintenant la setlist officielle du concert agrémentée des accords des morceaux (http://weatheredandtorn.blogspot.com).
Cliquez dessus pour un affichage confortable!

Laissez moi vous parler de la Mâyâ. Dans la philosophie védique de l'hindouisme, la Mâyâ est l'illusion d'un monde physique que notre conscience considère comme la réalité. De nombreuses philosophies ou recherches spirituelles cherchent à « percer le voile » afin d'apercevoir la vérité transcendante, d'où s'écoule l'illusion d'une réalité physique. Autrement dit, toutes les choses sont liées entre elles mais malheureusement, cet état de fait ne nous est pas accessible...
Votre humble serviteur a cependant pu soulever un pan de cette membrane qui occulte la vraie nature des choses...La preuve en image:

Pour info, j'ai vécu pendant toute mon adolescence (bercée par la voix chaude de Steve Kilbey) à deux pas de la maison de Ste Thérèse de Lisieux...Et pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, l'accro aux pétales de roses apparait à de nombreuses reprises à l'arrière plan!

La verité est ailleurs!!!

Aller voir the Church dans un petit club sur les hauteurs de Haight-Ashbury à San Francisco...Soupirs...Chemise paisley, guitare 12 cordes, soleil éblouissant, une fille aux cheveux longs, au regard lointain, une sourire étrange sur les lèvres...Couleurs chaudes et fauves, mais un peu délavées comme dans "les rues de San Fransisco", "Mannix" ou "Bullit"... Ceci reste du domaine du voyage dans un univers parallèle.
Cependant, une radio locale (KCRW 89.9 FM) nous donne la possibilité de se tenir sur le pas de la porte des rêves avec l'enregistrement vidéo d'une émission où nos preux australiens nous livrent quelques joyaux fleurant bon le "dreamy psychedelia" et la soupe à la Dave Gilmour...


Depuis quelques jours, The Church est sur le continent nord américain...Soupirs...puisqu'aux dernières nouvelles, il n'y aurait pas de tournée européenne...En guise de consolation, voici un reportage pour une webTV tourné a l'occasion de leur concert au Roxy de Los Angeles, le 11 juin dernier.

Le 15 mars dernier, The Church ( le groupe culte de votre humble serviteur) donnait le concert de clôture de la tournée australienne relative à la sortie de leur nouvel album "Untitled#23" au Factory Theatre à Sydney...

Et maintenant, de vraies images en couleurs et qui bougent!!!


VideoPlaylist
I made this video playlist at myflashfetish.com

L'histoire de Television se résume à ce seul album. Ou presque, puisque c'est après le départ de Richard Hell (le fameux inventeur du t-shirt "I Hate Pink Floyd", dont Johnny Rotten finira par piquer l'idée) pour les Heartbreakers que le groupe new yorkais sortit : Marquee Moon. Un album, comment dire?.. Presque plus facile de parler d'un album moyen ou mauvais que d'une œuvre aussi riche et musicalement parfaite.Idéal de mesure, tout semble pesé, ajusté pas un gramme de trop dans un album à tendance minimaliste. Punk. Mais pas "punk" comme l'entendront les "puristes du genre" qui se cachent aujourd'hui derrière des masques teints et acnéiques de fans de Blink 182... Certes, pas aussi punk que les Ramones, sorti la même année, un modèle de rock primate et écervelé. Mais bon, ne nous perdons pas dans les méandres d'une guerre de chapelles qui durera encore sûrement de longues années: est-ce du Punk? New Wave? Post Punk? Ou alternatif, expression fourre-tout favorite des rock-critics en herbe?

Nous conviendrons donc que ce groupe est inclassable, puisqu'il s'inscrit en droite ligne du Velvet Underground, groupe lui aussi allergique aux étiquettes. C'est justement le retour du féroce duel de guitares (concept inventé sur "Sister Ray" du même Velvet): à ma gauche, Richard Lloyd, guitariste rythmique au son acide et légèrement gras; à ma droite, Tom Verlaine, soliste, occasionnellement chanteur et poète, son de guitare cristallin. Les deux duellistes se livrent donc des batailles sans merci dans, de plus, des compositions défiant toute comparaison.

Sur "See No Evil", Verlaine enfourche le ton du hooligan new-yorkais; Lloyd le reprend avec une intro hachée et obsessionnelle. Dans "Venus", l'ambiance est plus onirique: "Je suis tombé dans les bras de la Venus de Milo"... L'intro de "Friction", elle ressemble à un train en marche, vite rattrapé par la guitare solo. Il s'agit d'un des morceaux les plus sexy qu'il m'ait été donné. d'entendre jusqu'à ce jour! "Marquee Moon" atteint des sommets; avec ses 10 minutes (pas une de trop, malgré tout ce que le punk de base pourra en penser), bouillon de duels inégalables, et de moments uniques de solitude accentués par Richard Lloyd qui continue seul à jouer ses rythmes. Rêveur, ce titre reste le plus représentatif de l'album.
La section rythmique n'est pas en reste: écoutez la superbe basse d'"Elevation", titre dont les premières secondes rappellent un mystérieux lever matinal, et l'éclosion béate d'un bouton de fleur. Il est suivi de "Guiding Light" où le groupe redevient rêveur, une lumière dans la nuit. "Prove It", à la manière de la première plage, s'ouvre sur un riff efficace, mais ici sympathique, et limite pop. Pour conclure, dans "Torn Curtain", Verlaine atteint ostensiblement... Le Nirvana, tout simplement. Il apparait sublimé par un jeu de guitare magnifique, touche les cieux sur un fond de rythmique lente. Television sort donc un véritable ovni. C'est réellement ce qu'en pensa le co-producteur (avec Verlaine), que Richard Lloyd entendit dire un beau jour: "Je ne peux pas signer le groupe. Ce n'est pas de la musique terrestre!" Il n'avait pas tort, au fond.


Tom Verlaine — Chant, guitare, claviers
Richard Lloyd — Guitare, voix
Fred Smith — Basse, voix
Billy Ficca — Batterie

Marquee Moon (1977)
1 See No Evil
2 Venus
3 Friction
4Marquee Moon
5 Elevation
6 Guiding Light
7 Prove It
8 Torn Curtain
Bonus (sur la reedition de 2003)
9 Little johnny jewel [parts 1 & 2]
10. See no evil [alternate version]
11. Friction [alternate version]
12. Marquee moon [alternate version]
13. Untitled instrumental


MusicPlaylist
Music Playlist at MixPod.com