Le blog d'un certain Loran Vesk,perdu entre le XXème et le XXIème siècle et de son univers musical. Un domaine insolite qui a la particuliarité d'être à la fois étrange et accessible. Un lieu paisible et luxuriant d'où s'échappent des mélodies sensibles venues d'ailleurs et fleurant bon le psychédélisme.
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Mais qui est cette créature fabuleuse qui hante ces lieux?
Né, il y plus d'une quarantaine de révolutions solaires, je suis un mammifère terrestre (de 90kg pour 1,97m) doté de la capacité de raisonnement et des fonctions psychiques confuses que l'on nomme communément "âme" ; dressé sur mes deux membres inférieurs qui constituent la base de mon corps en proportion environ de la moitié, prolongés en haut par le tronc, le cou puis la tête; disposant de deux membres supérieurs se terminant chacun par une main, ce qui me permet de saisir, caresser, manipuler, taper sur un clavier, jouer de la guitare etc..; disposant d'organes sexuels mâles (qui sont à l'origine de légendes bavaroises); à la couleur de peau empruntant les échelles du beige ou du rosé, pouvant être recouvert de poils par endroits, de forme allant du frisé au lisse et dont la couleur est de teinte marron claire voire blanche par endroit; aux yeux aux teintes relevant du bleu, du vert et du noisette.
Le rock psychédélique est un genre musical apparu au milieu des années 1960, inspiré par l'usage de drogues hallucinogènes et notamment du LSD. Ce genre est caractérisé par une construction rythmique peu complexe et hypnotique, des mélodies répétitives et pénétrantes, des solos instrumentaux longs et tortueux, modelés d'effets sonores tels que la wah-wah et la distorsion, le tout dans des morceaux généralement assez longs. Ce concept s'est propagé à des degrés divers dans plusieurs styles musicaux dans le rock mais aussi dans d'autres milieux comme la musique soul. Il forme avec la pop psychédélique (encore appelée psychédélia) l'une des deux branches musicales majeures du psychédélisme.
Les 13th Floor Elevators, groupe texan, sont les premiers à définir leur musique comme étant du "rock psychédélique". Dès janvier 1966 ils impriment une carte de visite à leur nom et portant la mention "psychedelic rock". Le 10 février 1966 voit aussi la première parution du terme dans un journal (Austin Statesman), dans un article sur le groupe.
(A noter la présence d'un instrument mystérieux... La cruche électrique - on la voit dans la vidéo!!!- qui conférait au groupe un son bien identifiable)
Des formations de blues-rock, comme Jimi Hendrix (avec,notamment, sa chanson "Purple Haze" qui, je le rappelle en passant, n'aurait rien à voir avec l'absorption de produits élargissant le champ de la conscience mais lorgnerait plutôt du coté de la science fiction) et les Doors ont subi l'influence du mouvement et ont contribué à son succès. Des formations moins connues sont apparues dans d'autres régions des USA, comme Bubble Puppy au Texas, Vanilla Fudge et The Third Bardo à New York.
Le premier disque de Frank Zappa, Freak Out!, sorti en 1966 (2e double album de l'histoire du rock-le 1er étant « Blonde on Blonde » de Bob Dylan sorti en mai 1966), est fortement imprégné du concept « psyché », le morceau Trouble Every Day étant un modèle du genre.
C'est ici que la 12 cordes électrique gagne son statut d'instrument emblématique du mouvement psychédélique grâce à Roger McGuinn. Même remarque avec le tambourin avec ce hit planetaire (écrit par Bob Dylan) de ces drôles d'oiseaux qui se sont ensuite envolés vers d'autres contrées plus rurales...
L'influence psychédélique s'est également fait sentir dans la musique « noire », et le célèbre label Motown sous l'impulsion du producteur Norman Whitfield, a donné naissance entre autres aux succès Ball of Confusion et Psychedelic Shack, joués par les Temptations.
À la fin de la décennie, des groupes plus électriques apparentés au hard rock, les Stooges, le MC5, Grand Funk Railroad, et surtout Iron Butterfly, avec son célèbre morceau In-A-Gadda-Da-Vida, donnèrent un nouveau terrain d'expression à l'esprit psychédélique. De même Led Zeppelin a révolutionné le psychédélisme en introduisant dans ses chansons (surtout Dazed and Confused et Whole Lotta Love) un interlude très spécial.
D'abord les Pink Floyd avec leur premier album The Piper at the Gates of Dawn, presque entièrement composé par Syd Barrett, l'un des précurseurs de la musique psychédélique, ainsi que des artistes confirmés comme Eric Burdon des The Animals, The Who, les Beatles et même les Rolling Stones ont composé nombre de chansons aux accents psychédéliques. Pour les Beatles, cette influence, déjà nettement perceptible dans la chanson "Tomorrow Never Knows", sur l'album Revolver (1966), est prépondérante dans "I Am the Walrus" de l'album Magical Mystery Tour. Ils ont également sorti le titre "Blue Jay Way" (écrit et composé par George Harrison, qui était le membre du groupe le plus ancré dans l'atmosphère psychédélique), dans lequel on peut entendre des voix et chœurs vaporeux, presque murmurés, une batterie « floue » et des tonalités très orientales. En ce qui concerne les Rolling Stones, même si l'influence psychédélique se ressent dans plusieurs morceaux du début de leur carrière, le groupe a créé tout un album que l'on peut qualifier de psychédélique : Their Satanic Majesties Request (1967), avec des morceaux typiques tels que Citadel, 2000 Light Years from Home et, plus connu, She's a Rainbow.
Pourtant, ni les Animals, les Beatles, les Who et les Rolling Stones ne peuvent êtres classés comme groupes de rock psychédélique. La musique de Cream et de Pink Floyd à ses débuts est beaucoup plus représentative du mouvement psychédélique britannique. C'est cependant avec The Deviants, Hawkwind et les Pink Fairies que le concept s'implanta en Grande-Bretagne. L'influence du mouvement psychédélique se fit également sentir sur le rock progressif britannique qui en recycla certaines recettes pour en faire des produits plus alambiqués (Pink Floyd, Yes).
Dans les années 80, le mouvement s'assagit et se réfugie dans le giron de la new-wave...avec des groupes comme the Cure,Siouxsie and the Banshees, Echo and the Bunnymen, Teardrop Explodes, the Chameleons, Bauhaus, Love and Rockets...A noter que, vers 1983-1985, le mouvement s'accommode d'un certain retour sur le devant de la scène des instruments acoustiques et notamment de la guitare...C'est à cette époque qu'un sursaut revivalistique a pu être observé avec des groupes comme theChurch, REM, the Rain Parade...
Au début des années 90 apparait aux Etats-Unis un nouveau style largement influencé par le rock psychédélique : le stoner rock, composé de riffs à la fois lourds, répétitifs, et mélodiques, agrémenté de solos hypnotiques. Incarné dans ses débuts par le groupe Kyuss, la sortie de leur album Blues for the Red Sun (1992) sera une source d'inspiration pour nombre de nouveaux groupes.
On trouve de nos jours beaucoup de groupes de ce style, souvent peu connus, comme Colour Haze, Brant Bjork and The Bros...Le groupe américain Monster Magnet (influencé par le stoner rock), conduit par son chanteur exubérant Dave Wyndorf génère actuellement (2004) une musique fusionnant space rock, rock psychédélique et heavy metal.
A noter que certaines musiques électroniques actuelles, de type technoambient ou trance , auraient été classées dans le mouvement psychédéliques si elles étaient apparues avant les années 1990.
Chers lecteurs et chères lectrices, je suis sûr que vous avez deviné que mes premières amours musicales procédaient du Glam-rock...Si j'étais trop pitit pour apprécier la substantifique moelle de messieurs Marc bolan et David Bowie, les compositions de Gene Simmons et de Paul Stanley furent pour moi d'honorables moyens de substitutions!
Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur KISS...La plupart sont malheureusement vraies... KISS n'en reste pas moins un très grand groupe de Rock'n Roll...qui a révolutionné, à sa façon, le genre, comme nous le montre la video suivante:
Tout commence en 1971 lorsque Paul Stanley ( The Starchild qui s'appelle alors Stanley Eisen) rencontre un jeune homme né en Israël, à Haïfa, appelé Chaim Witz et qui deviendra plus tard Gene Simmons (ou bien The Demon ou "grande langue"). Les deux compères, tous deux fans des Beatles ont déjà joué chacun de leur coté et décident de monter un groupe avec d'autres jeunes de leur âge. Les deux jeunes gens ont d'ailleurs du mal à s'entendre au début par la faute d'une certaine rivalité entre eux, cependant chacun trouvera rapidement sa place. Le groupe baptisé Wicked Lester joue dans un style Beatles ou Jethro Tull. Certains morceaux qui feront plus tard les beaux jours de KISS (She, Love her all I can). Même si le style reste assez éloigné de KISS, cette expérience leur permet de se roder et de développer leurs qualités de songwriter. Bien qu'ils écrivent peu ensemble et que leurs styles soient assez différents, Stanley et Chaim s'entendent bien. Néanmoins, et malgré le fait que le groupe réussisse à se faire signer, l'histoire se termine peu avant l'enregistrement. Cependant des traces de cette époque existe...(il y a trente ans, j'aurais tué père et mère pour avoir accés à cet enregistrement)
Le line up de l'époque était le suivant:
Gene Simmons (bass & lead vocals) Paul Stanley (guitar & lead-vocals) Ron LeeJack (guitar & banjo) Brook Ostrander (Piano & Horns) Tony Zarella (drums) (Steve Coronel - additional guitars)
01 Love Her All I Can (2:28) Stanley 02 Sweet Ophelia (2:56) Barry Mann/Gerry Goffin 03 Keep Me Waiting (3:04) Stanley 04 Simple Type (2:33) Simmons 05 She (2:54) Coronel/Simmons 06 Too Many Mondays (3:27) Barry Mann/Cynthia Weil 07 What Happens In the Darkness (2:59) Tamy Lester Smith 08 When The Bell Rings (3:11) Austin Roberts/Christopher Welch 09 Molly (aka Some Other Guy) (2:23) Stanley 10 We Want To Shout It Out Loud (2:04) The Hollies
Bonustracks : Kiss demo 1974 11 Deuce (3:23) Simmons 12 Strutter (4:58) Stanley/Simmons 13 Cold Gin (5:13) Frehley 14 Watching You (3:53) Simmons 15 Black Diamond (3:48) Stanley
Une autre pitite curiosité, dégotée sur Youtube, les premiers enregistrements professionnels de Paul et Gene sur l'album de Lyn Christopher (téléchargeable ici et ici), le tout agrémenté d'un slideshow de photos d'époque.
Il semblerait alors que les deux compères qui ont découvert Cream, Deep Purple et Led Zeppelin cherchent à s'éloigner du style un peu tendre de Wicked Lester. Ceux-ci passent alors une annonce dans Village Voice et recrutent un batteur nommé Peter George John Crisscuolla et qui deviendra Peter Criss. Ce natif du Bronx a déjà un passé musical derrière lui et a enregistré un album avec un groupe baptisé Chelsea. Ses influences semblent plus jazzy, il a d'ailleurs pris quelques cours informels avec Gene Krupa, mais ce dernier est, tout comme ses camarades, animé d'une sérieuse envie de réussir. Les répétitions s'enchaînent alors mais devant les difficultés de Paul Stanley à assurer seul la guitare, les trois compères passent une nouvelle annonce afin de recruter un guitariste soliste “ayant du style et des couilles” (dixit Paul). Après une âpre lutte face à Bob Kulick, Paul Daniel Frehley (rebaptisé Ace) est finalement choisi. Doté d'un bon style à la fois rock et blues, cet autre natif du bronx est alors définitivement intégré au groupe qui est maintenant au complet. Les répétitions et les premières parties s'enchaînent. Désireux de se faire remarquer parmi la multitude groupe qui sévissent à l'époque, Gene Simmons, amateur de films d'horreur et de comic books, a l'idée de se maquiller. Tout d'abord assez sommaires, ces derniers se perfectionnent peu à peu : KISS ETAIT NE !
KISS mérite-t-il sa place aux HAPPY HUNTING GROUNDS? Il se trouve que ma chanson préférée de ce groupe mythique est 2000 man sortie sur Dynasty en 1980 en pleine période disco!
La version 1979 avec le fameux maquillage:
La version 1995 sans maquillage et en acoustique:
Il se trouve que cette fabuleuse chanson est issue de l'album des Rolling Stones, Their Satanic Majesties request, sorti en pleine période psychédélique. C'est le seul album de ce style pour le groupe, qui parodie Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles (également en ce qui concerne la pochette, qui sera en 3D pour le vinyle). Their Satanic Majesties Request, qui ne fut pas un succès à sa sortie est aussi un des moins bien considérés du groupe. L'album contient les deux classiques 2000 Light Years from Home et She's a Rainbow, qui fut utilisé par Apple et Manpower dans des publicités. Il bénéficie de la participation de John Lennon et Paul McCartney aux chœurs sur le premier titre, de Nicky Hopkins au piano, et des orchestrations de John Paul Jones, futur bassiste et organiste de Led Zeppelin.
En 1989, c'était ma chanson préférée... J'adore les paroles, la musique...J'ai passé des heures à la jouer à la guitare...
Got no hands and got no bones Probably end up in an old man's home without that girl Stranger than fiction that's what it seems Always says exactly what she means Yes she does She's a woman, woman with a reason She's got reason
Points to the sun and gives you the moon Always early afternoon Her book puts the true Mexican kings They give her rubies, lots of things Yes they do She's a woman, woman with a reason She's got reason
Hangs on to the sky like it was a coat Head ablaze and her hair afloat (hey now woman) She lives in the day and she waits for the night She don't mind, she says it's alright I do believe it is She's a woman, woman with a reason She's got reason
Got the soul of a Cocteau book The way she acts and the way she looks I can't explain She's warm like the sun Tries to touch everyone That woman She's a woman, woman with a reason She's got reason
It doesn't matter about the time or the season That woman's got so much reason Woman with a reason Gotta be with the Mexican kings They give her rubies and lots of things
J'ai connu cette chanson par le biais d'une reprise de Steve Kilbey sur son troisième album solo "the slow crack"... Après quasiment vingt ans de recherche, que ce soit dans la vraie réalité (mais, peut être dans le mauvaise hémisphère!!!) ou dans la réalité virtuelle, j'ai enfin réussi à mettre la main sur l'original qui fut commis Company Caine (aussi connu sous les noms de C° Caine ou Company Kane), un groupe de rock progressif originaire de Melbourne fondée en 1970.
Tracks list: Symptoms, Trixie Stonewall's Wayward Home For Young Women The Cell Theme for Vishdungarius Woman With Reason Simple Song of Spring The Day Superman got Busted It's Up to You Go See the Gypsy The Last Scene
Martin Kennedy est le membre fondateur de All India Radio, un groupe electro à tendance ambient et downtempo originaire de Melbourne. On est à la croisée des mondes de Brian Eno, de Massive Attack et de Steve Kilbey. J'aime particulièrement le traitement des guitares dans les différents opus du groupe... Oh, je sais...Il n'y a pas de quoi faire retourner le grand Jimmy dans sa tombe...On est dans le domaine de l'épure...Pour paraphraser St Exupéry, il n'y a plus rien à enlever...On est en présence de guitares fantomes (bien présentes) égrainant de mélodieux arpèges et de délicats gimmicks le plus souvent nimbées sous un nuage de chorus et de reverb.
1. Hotel Madras 2. Street conversions 3. Losing Houston 4. Night fevers 5. Bollywood nights 6. Wake in Waco 7. Holy cowboys 8. All india radio 9. Radio silence 10. The final frontier 11. Bombay mafia 12. Departure Lounge Tea break 13. All india Radio (Drivetime remix) 14. Hotel Madras (Reprise) MARTIN KENNEDY- These Winter Dreams (2008)
1. Open Sky experiment (ST- 244 remix) 2. Permanent Revolutions (Don Meers remix) 3. Little Mexico 4. How many, for how long (Morphodic Bliss mix) 5. Dark ambient (AM mix) 6. Life and how to do it 7. For Angel (All india Radio vs Don Meers mix) 8. Lo Fi Groovy 9. Walking on A.I.R. 10. Delhi Dub 11. Pray to the TV funk (Left Brain mix) 12. A moment (TV version) 13. Old india 14. The long goodbye
1. Tropic of Unicorn 2. Four Three 3. The time 4. Sunshine Briefly 5. Elisabethland 6. The Quiet Ambient 7. Song in C 8. Mexicola 9. Ghost Dirt 10. Whistle 11. Echo other 12. Endless Highway
J'adore Nancy Sinatra...Pas vraiment sa musique (mis à part "bang, bang (my baby shot me down)" et "these boots are made for walking" avec son fameux gimmick à la contrebasse), mais plutôt ce qu'elle représente...Pour moi, c'est l'icone féminine de l'Américana des late 60's (Clint Eastwoood dans Dirty harry étant la version masculine). Mais, je ne vais pas vous parler de cette voluptueuse créature, mais plutôt de son compère de toujours Lee Hazlewood, un producteur et un musicien dont l'œuvre, proche parfois de l'œuvre psychédélique d'un Leonard Cohen, ou de celle pop et western d'un Johnny Cash, est sans doute à redécouvrir... Lors d'un mes voyages en Bourgogne, j'ai découvert à travers la lecture d'un INROCKUPTIBLES qui trainait, qu'il était aussi le producteur d'un artiste étrange dénommé Arthur dont l'oeuvre était définitivement perdu dans les confins de l'oubli...Un défi à relever pour le gros curieux que je suis...Quelques heures à fureter dans les sombres recoins du réseau suffirent pour dénicher cette curiosité...C'est à ce titre uniquement, qu'il figure dans les HAPPY HUNTING GROUNDS...Ce n'est pas vraiment ce que j'écoute, mais bon...
Arthur (de son vrai nom Arthur lee Harper) a le don de la tristesse et de l'introspection. Sa voix timorée, presque efféminée, souligne une impression de solitude et de détachement. Arthur chante des mélodies simples, minimalistes et languissantes, empreintes de mélancolies. Sorte de folk de chambre dépressif, l'unique album d’Arthur"Dreams & Images" (1968) est tout en finesse et en sensibilité. Une guitare acoustique égrène lentement ses notes alors qu’une orchestration légère s’échappe de nulle part.